Notre communauté

Histoire de la communauté

L’Arche l’Étoile de 1976 à 2012

La communauté de l’Arche l’Étoile a été fondée à Québec par Robert et Monique Bergeron, suite à un long cheminement qui a débuté en 1969 par une rencontre à Trosly avec Jean Vanier.

En 1974, Robert et Monique rencontrent Jean Vanier pour une deuxième fois à Québec. Les besoins sont grands dans la région; Robert, psycho-éducateur au Mont-St-Aubert, en est témoin.

En 1975, en compagnie du frère Benoît Martineau et du Père rédemptoriste Jean-Marie Côté, la première pierre est posée par la fondation d’un conseil d’administration. Grâce à des dons, à une immense foi manifestée et du soutien de beaucoup de personnes par la prière, ils se portent acquéreurs d’une maison -sous-garantie- situé sur la rue Eymard, dans le quartier Saint-Sacrement à Québec, le 8 décembre 1975. Mais pour que la maison nous appartienne réellement, ils doivent trouver 53 000 $ avant le 19 mars 76.

Le 6 janvier 1976, le premier résident est accueilli : Claude Fortin arrive le jour de l’Épiphanie.

«À la vue de l’Étoile, ils éprouvèrent une grande joie»

Le nom de la communauté est trouvé : l’Étoile !

Le 19 mars 1976, le prêt tant attendu est accordé, le jour de la fête de Saint-Joseph. La maison de la rue Eymard – que l’on nomme aussi l’Étoile – est bien à nous. Depuis, nous célébrons la fête de la communauté le 19 mars, en l’honneur de Saint Joseph, notre patron.

En 1979, Robert doit quitter la communauté pour cause de maladie, et c’est Édouard Casaubon, alors secrétaire au conseil d’administration, qui devient responsable de communauté.

En 1980, le cercle entourant notre petite communauté a continué de s’élargir. Nous avons des amis qui cherchent un endroit où déployer leurs ailes en attendant de pouvoir vivre de façon plus autonome. Au même moment, deux logements se libèrent dans l’immeuble d’Édouard et Élise Casaubon. Pauline et Yvon Duquet, un couple ami, sont prêts à s’engager dans la communauté, et à devenir responsables d’un nouveau foyer. Le Goéland – nom donné d’après le livre John Livingstone le goéland – est fondé sur la rue Montpetit à Ste-Foy.

En 1983, de nouveaux désirs surgissent : vivre plus de simplicité, se rapprocher les uns des autres géographiquement, ouvrir un nouveau foyer pour accueillir des enfants. Les hôpitaux pleins d’enfants multi-handicapés et sans foyer témoignent du grand besoin de ce côté. Au même moment, deux maisons situées dans la Basse-Ville de Québec et appartenant à la grand mère de Pauline sont à notre disposition. L’achat de ces maisons nous permet de répondre à ces désirs. Le Goéland déménage alors au 620, rue Kirouac, et un nouveau foyer est fondé sur la rue Franklin, dans une ancienne boulangerie : le Croissant, le foyer des enfants.

En 1986, nous commençons des démarches avec Hélène Anctil, une amie de Foi et Lumière, qui désire intégrer son foyer d’accueil, l’Éclaircie, dans notre communauté. L’harmonie régnant et la capacité d’accueil de la communauté nous signifient que c’est le bon moment pour relever ce beau défi. L’Éclaircie s’installe alors sur la rue Ste-Catherine.

En 1987, l’administration de la communauté prenant de plus en plus de place, nous nous portons acquéreurs de la maison de la rue Hermine, où nous installons nos bureaux, un local de repos pour les assistants, ainsi qu’un ermitage, habité par le Père jésuite Gilles Beauchemin. Par sa présence dans la communauté, notre vie spirituelle est plus active.

En 1991, nous vivons le départ d’Édouard et d’Élise Casaubon. C’est Gérard Oudar, bénévole au foyer de l’Éclaircie avec sa femme Simone depuis plusieurs années, qui devient responsable de la communauté.

En 1992, notre désir de réunir tous les foyers dans le même quartier nous emmène à déménager le foyer l’Étoile dans la Basse-Ville, sur la rue St-Sauveur, dans une nouvelle construction qui abrite également une salle communautaire, où nous avons enfin l’espace nécessaire pour accueillir toute la communauté et nos amis lors des messes et différentes activités communautaires. Trois ans plus tard, dans un désir de favoriser la participation des enfants du Croissant lors des activités communautaires, le foyer l’Étoile et le Croissant échangeront leurs maisons : l’Étoile s’installe rue Franklin, et le Croissant sur la rue St-Sauveur.

En 1997, Yvette Légaré prend la relève de Gérard Oudar comme responsable de la communauté. La même année, nous déménageons nos bureaux, et le local d’assistants, sur la rue Christophe-Colomb Ouest, avec en prime, une grande salle polyvalente au sous-sol, ce qui nous permet de développer différents secteurs d’activités (arts, cuisine communautaire, salles de réunion).

Étant dans le foyer d’Hélène Anctil qui se joint à l’Arche en 1987, Robert Morisson occupera pendant 10 ans, différentes fonctions : assistant, responsable de foyer, travail au niveau du bureau avant d’être nommé responsable de la communauté en 2003.

Au début des années 2000, la communauté fait face à un vieillissement et à une perte d’autonomie prématurée de certaines personnes qu’elle accueille, qui doivent quitter leurs plateaux de travail à cause de leur perte d’autonomie et de leurs besoins grandissants. Suite aux demandes répétées de ces personnes, spécialement Céline Pinel, l’Arche l’Étoile débute des activités de jour en 2003, dans la salle communautaire avec au début, comme animatrice Suzanne Roy. Depuis, Denis Boudreault en a pris la responsabilité.

Les besoins ont continué de grandir, car nos personnes trisomiques en particulier ont perdu beaucoup de leurs capacités. Les besoins étant de plus en plus grands, les personnes de plus en plus nombreuses, l’Arche a décidé d’acheter une nouvelle maison en 2009 pour y aménager un nouveau centre de jour. Il a maintenant pignon sur rue dans le quartier St-Sauveur. Le Centre de jour amène une grande visibilité de l’Arche dans le milieu.

En août 2010, un an avant la fin de son deuxième mandat, Robert Morisson, quittera le poste de responsable de la communauté pour relever un nouveau défi comme vice-coordonnateur à l’Association des Arches du Québec. Hélène Anctil assurera la responsabilité de la communauté par intérim jusqu’à la nomination de Lynda St-Pierre en janvier 2011.

L’histoire de la communauté est marquée par des années d’expansion, de consolidation et de maintient : fondation de 4 foyers, fondation d’un centre de jour, achat de maisons, rénovations, accueil, enracinement des membres. Et des années marquées aussi par un approfondissement de notre spiritualité, guidés et soutenus par Martin Laflamme, notre ministre pastoral depuis janvier 1997.

Les commentaires sont fermés.